Membre de la communauté depuis 2009, Redwane a accepté de nous parler de son design Hipster Skater. Découvrez étape par étape l’envers de ce design des plus hipstériques.
Comme chacun le sait, on ne sait jamais comment ni à quel moment l’inspiration survient. Alors une feuille blanche, un carnet de croquis ou n’importe quel bout de papier peut servir à matérialiser une idée. Un petit croquis pas forcément parfait suffit à fixer l’idée de base, prête à être exploitée à tout moment.
Une fois que l’idée a bien pris forme sur papier, il me suffit de scanner ou de prendre le dessin en photo avec mon téléphone et de l’importer dans Adobe Illustrator. Je le reprends ensuite avec l’outil plume d’Illustrator pour faire ressortir les lignes générales.
Après avoir vectorisé le dessin, je m’attaque aux détails comme les yeux, les ombres, l’auréole, la brillance, la barbe… Je travaille avec la souris, mais quand il s’agit d’ajouter des petits points et des traits dans un but décoratif, j’utilise une tablette graphique type Wacom. Je n’utilise pas de paramètres spécifiques. J’utilise seulement la sensibilité du stylet pour contrôler l’épaisseur du trait.
Quand j’avance sur un dessin, je me rends souvent compte que le résultat ne me satisfait pas et je reviens en arrière pour mieux le reprendre, explorer d’autres pistes comme ça a été le cas des jambes de mon vieux skateur et de son skate.
Petite astuce pour garder toujours une trace du travail : je n’hésite pas à dupliquer régulièrement les espaces de travail à des moments qui me semblent clés. Comme ça, si je dois revenir en arrière, je n’ai qu’à reprendre à une étape intermédiaire du processus. Quand je suis satisfait de la posture générale, je reprends le travail sur les détails. Plus il y aura de détails et plus l’allure générale du dessin changera. Ça lui donnera aussi plus de caractère.
Pour la mise en couleur, la procédure est toujours la même : je commence par choisir les couleurs à mettre en aplat et continue avec les ombres. J’essaie toujours de respecter un nombre de couleurs à ne pas dépasser pour les contraintes des techniques d’impression sur t-shirt. Puis je finis par la lumière.
Chaque couche de couleur est posée sur un calque différent. Ainsi, c’est plus simple pour moi de reprendre une couleur ou un élément sans avoir besoin de tout refaire.
J’aime que mes dessins soient vectoriels et c’est pour cette raison que je finalise tout le travail sur Illustrator. J’ai rarement recours à Photoshop. Comme pour le nombre de couleurs, pour des raisons techniques j’évite de faire des dégradés de couleurs. Le visuel peut ainsi être adapté à différents formats et rend aussi bien sur le plus petit sticker que sur des affiches grand format.
Encore merci Redwane pour tout le matériel fourni. Très bonne continuation et au plaisir de voir vos prochains designs. Retrouvez-le sur Twitter.










Salut Spread et Redwane !!
Top comme petit article, depuis quelques temps, je pars souvent d’un ptit croquis, fait sur un bloc, une feuille voir un post-it au taf !!
Mais je n’ai pas ton niveau, j’adore le style de tes ombres et de tes lumières !! Bien cool !!
Par contre, pour les couleurs, je sais que sur certains sites nous sommes limités à 5 couleurs, mais Est-ce que les effets de lumières (par exemple sur le bermudas en jean’s compte comme une couleur)??
En tout cas, chouette design.
Bonne continuation !!